Argh, les vacances se precipitent vers leur fin !
C'est la raison pour laquelle nous n'avons pas poste de messages depuis un bon bout de temps.
On fait beaucoup de choses tres vite, peut etre trop vite, c 'est fatiguant, et on a pas le temps de lier contact avec des gens.
Que de choses depuis le Salar d'Uyuni ! on a accelere le rythme apres ca car le temps s'echappe a une vitesse folle.
Bon je vous fais un petit resume.
Apres le Salar, on voulais remonter sur La Paz. Mais les choses ne se sont pas passees si simplement. ben oui tout de mème, on est dans l'un des pays les plus pauvres d'Amerique latine,ca aurait ete anormale que tout se passe bien.
donc notre remontee sur la capitale a commence par une nuit glaciale en train. J'ai dormis avec tous les vetements que j'avais et dans mon sac de couchage en grelotant dans notre compartiment 1ere classe. ben tiens, ca vaut le cout de payer cher.
On est ensuite arrive dans la terne ville d'Oruro et on s'y est retrouve bloque car tous le pays etait en greve suite a la penurie de "gasolina". On y avait deja passe beaucoup de temps et on a tout fait pour ne pas y rester. On a donc commis l'ennnnorme betise de partir coute que coute.
Quelques bus partaient de nuit et on en a pris un.
apres 1h de route, detonation sous nos fesses, un truc explose... la boite de vitesse je crois (pas d'humour bete, il s'agissait de la boite de vitesse, hein ).
Le bus zigzag et les gens crient, mais on ne se renverse pas, ouf on s'arrete. Jusque la on est sauve. Le chauffeur descend et part sans donner d'explications.
Il revient avec un bus deux fois plus petit 1h30 plus tard et on s'y tasse tant bien que mal.
On repart et on roule peut etre une heure encore. Mais soudainement le bus s'arrete. cette fois on a plus de jus. non mais quelle merde ! Il cherche vaguement ses bougies mais ne les trouvant pas, repart a toute allure sur la route, a 70km/h, sans phares ni a l'avant ni a l'arriere sur une route encombree de pierres. le malade...
Joan et moi on beugle comme des fous pour qu'ils s'arretent et on descend immediatement.
le bus surcharge repart dans le noir apres nous avoir depose au milieu de nulle part en plein altiplano.
Que faire ? il et 3h du matin et en descendant du bus les gens nous on dit de faire attention a ce coin qui est, disent ils, craignos.
On se met en route vers une douane qu'on a croisee plus tot sur la route.
mais tout cela aurait ete si simple si il avait suffit de marcher avec nos enormes sac a dos.
il y avait des fermes partout le long de la route et on s'en serai bien passe car qui dit ferme dit chiens. Tous les 100 metres c'etait une nouvelle epreuve. les chiens s'approchait de nous en aboyant sans qu'on puisse les voir, si pres qu'on a du les aveugler avec nos lampes torches pour pas qu'il ne nous croquent pas les mollets.
Quelle horreur cette nuit. ca restera mon pire souvenir je crois. Collee au Yoyo, j'etais absolument incapable de faire quoi que se soit et je crois que j'aurais passe la nuit assise la si il n'avait pas pris les choses en mains.
Finalement on est arrive sain et sauf jusqu'a la douane et on a pris un taxi vers La Paz.
ouf, aventure finie, a 6h30 du matin on dormait enfin.